10 trucs pour manger local, l’hiver

Est-ce possible de manger local, en hiver, au Québec, sans manger du navet matin, midi et soir? Certain que ça se peut!

  1. La beauté de plusieurs légumes et fruits du Québec récoltés à l’automne est leur longue conservation. Et je ne vous parle pas seulement de la patate et de l’oignon! Pomme, canneberge, chou, courge, betterave, navet, carotte, panais, céleri-rave, poireau, ail… on a de la variété en masse. Pour plus d’idées, consultez la liste de produits de saison d’Équiterre.
  2. Les légumes et les fruits cultivés en serre comme les laitues, le bok choy, le chou nappa, la tomate, le concombre, les fraises, les herbes fraîches et les micropousses sont aussi une option locale. Plusieurs entreprises ont innové ces dernières années pour rendre le chauffage des serres plus écoénergétique. En choisissant ces produits plutôt que ceux importés, on gagne en fraîcheur et on encourage l’économie d’ici (et, par la bande, le développement de technologies pour des serres d’hiver encore plus vertes; plus il y a de demande, plus il y a d’investissement en innovation).
  3. Pensez surgelés, séchés ou fermentés. Un mélange de légumes surgelés dans un sauté, des canneberges séchées dans une salade ou de la choucroute dans un burger, voilà d’autres belles façons d’ajouter des légumes et des fruits d’ici au menu.
  4. Plusieurs meuneries proposent des produits d’ici, comme la farine de blé (blanche ou entière) ou la farine de sarrasin. Puisqu’on n’achète pas de la farine chaque semaine, ça vaut la peine de faire un petit détour vers la meunerie de votre région. Sinon, tournez-vous vers les farines locales offertes en épicerie, comme celles de La Milanaise, qui sont aussi biologiques. Ouvrez l’œil, on trouve aussi de l’avoine du Québec.
  5. Que vous soyez végétarien, fervent de viande, ou quelque part entre les deux, une variété de sources de protéines d’ici s’offre à vous: lait, yogourt et fromages d’ici (ils n’ont plus besoin de présentation!), œufs, veau de grain ou de lait, porc, agneau, poulet et bœuf du Québec. Plusieurs légumineuses sont aussi cultivées ici, comme les pois secs, les lentilles, les haricots blancs et le soya. Certaines marques de tofu sont également des produits québécois. Consultez bien les emballages parce qu’ils sont souvent placés aux côtés des produits importés et c’est facile de les confondre.
  6. Pour booster votre yogourt, votre gruau ou votre mélange à muffins, ajoutez de la graine de lin ou de chanvre, toutes deux produites au Québec.
  7. Explorez les espèces marines (locales ET responsables, en prime!) valorisées par Fourchette bleue d’Exploramer, comme la crevette nordique, le flétan de l’Atlantique et la moule bleue. Vous pouvez aussi demander à votre poissonnier quelles sont ses prises québécoises disponibles en ce moment.
  8. Choisissez des huiles pressées à partir d’ingrédients locaux comme le canola, le lin, le chanvre ou le tournesol. Attention, toutefois, aux huiles simplement embouteillées ici; c’est le cas des huiles d’olive préparées au Québec. Je ne vous apprends rien si je vous dis que les olives ne poussent pas au Québec!
  9. Sucrez local avec notre icône nationale: l’érable! Ou encore, avec du miel du Québec, facile à trouver dans la plupart des épiceries.
  10. Buvez local! On produit d’excellentes bières de microbrasseries et du cidre. Ce n’est pas le choix qui manque. Même côté vin, on s’en vient pas mal bons! Laissez de côté vos préjugés et allez visiter mes amis du magazine Caribou; ils ont préparé un gros dossier pour vous aider. Ou encore, essayez le kombucha. Plusieurs compagnies québécoises produisent cette boisson pétillante à base de thé.

Pour repérer facilement les aliments locaux à l’épicerie, cherchez le logo Aliments du Québec ou l’indication de la provenance, sur l’étiquette. Vous cherchez un aliment en particulier? Consultez le répertoire des produits certifiés Aliments du Québec et demandez-le ensuite à votre épicier ou référez-vous au site Web du producteur pour savoir où vous le procurer. L’abonnement à un panier bio d’hiver auprès d’un fermier de famille est aussi une belle façon de s’approvisionner localement, mais il faut s’y prendre à l’avance!

Des aliments savoureux ayant peu voyagé, qui créent de l’emploi chez nous, ça se prend bien, été comme hiver. Comme consommateur, nous pouvons ouvrir l’œil et étirer la main pour faire une place aux produits d’ici dans notre panier. L’environnement, les producteurs d’ici et vos papilles vous remercieront!