Apprivoiser les palourdes

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Maude Chauvin

Les palourdes fraîches vous intimident? J’avoue que ce n’est pas un aliment qu’on cuisine aussi souvent que le poulet, ou même que le saumon. Pourtant, elles sont super simples à apprêter et elles s’avèrent de redoutables armes secrètes pour impressionner ses invités quand on reçoit et qu’on ne veut pas trop se compliquer la vie! Elles sont chics, ont de la classe, et transforment illico un soir de semaine en soirée festive!

Comme les moules, les palourdes en coquilles s’achètent encore vivantes. On les choisit lourdes, avec les coquilles intactes et fermées. On jette les coquilles brisées ou entrouvertes et celles qui ne se referment pas quand on les frappe doucement les unes contre les autres. Avant de les faire cuire, on les rince à l’eau froide pour retirer les grains de sable. On peut même utiliser une brosse à légumes pour bien les laver.

En plus de donner un look d’enfer à vos plats avec leurs belles coquilles, elles représentent un choix écoresponsable en raison de la façon dont elles sont élevées et prélevées dans l’océan. La Colombie-Britannique est la plus importante province productrice de palourdes au Canada. La vénériculture – ça se place bien dans une conversation! – se pratique aussi à l’Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse. Les palourdes que vous trouverez chez votre poissonnier préféré proviendront peut-être aussi de la côte est américaine.

Cuites à la vapeur comme on le ferait avec des moules, mijotées dans une soupe aux fruits de mer, servies avec des pâtes ou dans une paëlla, les palourdes vont devenir vos nouvelles alliées avec les recettes que je vous ai préparées. Chaque fois que je les cuisine, je me sens instantanément en voyage, sur la terrasse d’un resto au bord de la mer. Les moules ne me font pas le même effet!