Je vote pour les crevettes d’ici!

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Marie-Ève Campbell

J’adore les crevettes, mais j’ai de plus en plus de mal à acheter celles produites en Asie. D’abord, parce que l’Asie, c’est pas mal loin et que j’essaie de favoriser l’achat local quand c’est possible. Mais aussi parce que je m’interroge de plus en plus sur les conditions des travailleurs dans les fermes d’aquaculture. Tous ces reportages qui dénoncent à la fois l’exploitation humaine et les conséquences environnementales liées à l’élevage de crevettes m’empêchent de les savourer la conscience tranquille.

Voilà pourquoi je choisis depuis quelque temps les crevettes nordiques sauvages, surnommées «crevettes de Matane» (parce que la première usine de transformation se trouvait dans cette ville). Pêchées dans les eaux froides du golfe du Saint-Laurent, dans des conditions respectueuses des travailleurs, elles sont moins nuisibles à l’environnement.

Et j’y prends goût, à ces petites crevettes délicates et savoureuses! J’en garde toujours au congélo. Rapides à décongeler, précuites et décortiquées, elles deviennent vite la base d’un repas improvisé! Autres raisons de les adopter: elles coûtent un peu moins cher que les grosses crevettes tropicales (et à peine plus cher que les plus petites crevettes tropicales), et elles sont même un peu plus nutritives que leurs cousines asiatiques. En plus, elles ne contiennent aucun additif servant à retenir l’eau, comme celles d’élevage; donc on paye pour leur chair et pas pour de l’eau!

Voici trois recettes pour faire une plus grande place aux crevettes nordiques à votre table et, du coup, encourager nos pêcheurs avec notre dollar alimentaire (c’est bien mieux qu’un vote!).