La pomme, reine de l’automne

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DAPHNÉ CARON ET NICOLAS GAUTHIER

J’achète des pommes à l’année. C’est pas compliqué, j’en ai toujours dans mon frigo et lorsqu’elles deviennent ratatinées, je fais de la croustade, des muffins ou de la compote.

Pourtant, même si je n’en ai pas manqué pendant le reste de l’année, j’ai toujours très hâte que ce soit «la vraie» saison des pommes. Elles sont plus belles, plus grosses, plus croquantes… Mais surtout, il y a une plus grande variété de disponible. Je m’amuse donc à les collectionner! C’est une façon de parler… je me lance le défi de goûter à la plus grande variété possible chaque année.

La lobo, ferme et surette, disponible en début de saison, pendant à peine deux semaines. La sunrise, moins commune, il faut la chercher, mais sa chair ferme et super sucrée en vaut vraiment l’effort. La vista bella, qu’il faut croquer aussitôt cueillie, parce qu’elle ne se conserve pas aussi bien que les autres pommes, mais qui est délicieusement parfumée. La ginger gold, avec sa peau bien jaune et sa chair qui ne brunit pas, tout comme la populaire cortland. La rosinette, dont le nom me fait bien rire, et qui fait référence à sa chair légèrement rosée… bref, je pourrais continuer ainsi longtemps. Ce ne sont pas les variétés de pommes qui manquent au Québec!

Pour accéder à toute cette belle palette de pommes, la meilleure façon, c’est d’aller directement à la source et de se rendre dans un verger.

Aller aux pommes, ce n’est pas nécessairement compliqué. Grâce à ce site, on peut facilement repérer les vergers qui se situent près de chez soi. Lorsque ma fille était petite, il nous arrivait souvent d’arrêter au verger après l’école. Une petite demi-heure, c’est bien assez pour remplir un sac et éviter que les enfants se tannent! Il y en avait un sur notre chemin. Faut dire que j’habite «presque» à la campagne…

Chaque année, je planifie aussi une journée en gang pour «aller aux pommes». On se donne rendez-vous directement au verger. Lorsque ma fille et les enfants de mes amis étaient plus jeunes, on choisissait un endroit où il y avait des activités prévues pour les enfants, comme une fermette par exemple. Maintenant que tout ce beau monde a grandi, on préfère les vergers qui offrent un espace bistro. Les temps changent!

J’aime aussi jumeler l’autocueillette des pommes avec d’autres activités d’agrotourisme. Tant qu’à sortir de la ville, aussi bien en profiter pour agrémenter l’expérience en visitant une miellerie, une fromagerie ou une microbrasserie à proximité du verger! Pour des idées, il y a ce livre que j’aime bien, de ma collègue Julie Aubé.

Chaque fois que je reviens du verger, c’est inévitable, j’ai toujours trois fois trop de pommes (je m’emballe vite!). J’ai donc développé au fil des ans tout plein de recettes pour les cuisiner!

Tout d’abord, parce que c’est mon dessert aux pommes préféré, je n’ai pas une, mais bien deux recettes de croustade: une version allégée et une version à servir au déjeuner le week-end à la maison ou en camping. Parlant de déjeuner, pourquoi ne pas essayer ce délicieux gruau aux pommes? Et faites plaisir à vos enfants, essayez cette recette de chaussons aux pommes.

Pour quelques infos pratiques sur les pommes, c’est par ici!

Ah oui! J’ai aussi accordé une entrevue dernièrement pour le site vergersduquebec.com, si ça vous intéresse!

Bon temps des pommes, profitez-en bien!