Avez-vous déjà goûté à la camerise?

Photos 
Jef L’Ecuyer

C’est en plein la saison de la camerise, un petit fruit bien mauve qui tache les doigts. De fin juin à début juillet, on peut déguster ce petit fruit local pendant à peine trois semaines chaque été (à moins d’en avoir des provisions congelées!).

Imaginez un bleuet de forme allongée, dont l’intérieur ressemble à la texture d’un raisin. Sa chair, mauve flash et juteuse, possède un goût à mi-chemin entre celui de la framboise et du cassis, allant de légèrement acidulé à bien sucré selon la variété. Tenté de l’essayer?

C’est un petit fruit dans le vent! Aussi nommé «chèvrefeuille bleu» ou «haskap» en anglais, de plus en plus de fermes proposent l’autocueillette. Aux États-Unis, on le nomme aussi Honeyberry et Sweet Berry Honeysuckle. Les intimes l’appellent Lonicera caerulea! 😉

Originaire du Japon, ce petit fruit est bien connu dans les Prairies canadiennes, principalement en Saskatchewan, et ça fait seulement un peu plus de 10 ans que la camerise est cultivée au Québec. Pourtant, le camérisier est un arbuste naturellement bien adapté au rude climat québécois et également bien résistant aux insectes et parasites. Parfait candidat pour la culture biologique!

C’est facile de récolter la camerise, le fruit mur tombe pratiquement dans notre main lorsqu’on y touche!

Pour la déguster, la meilleure façon c’est d’aller directement à la ferme! Difficile à trouver dans les marchés publics et encore plus dans les épiceries, c’est une bonne occasion pour aller faire une petite balade à la campagne. En prime, vous aurez la chance de jaser avec le producteur, qui vous transmettra sûrement une idée ou deux pour cuisiner ce nouveau fruit!

Ce sont fraîches qu’elles sont à leur meilleur, alors profitez de la courte saison pour découvrir ce petit fruit curieux, mais délicieux!