Le caldo verde, ou l’éloge de la simplicité portugaise

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Stéphane Collin

Le caldo verde, c’est un peu l’emblème du Portugal, avec le coq de Barcelos. C’est un incontournable. Impossible d’aller au Portugal sans goûter au caldo verde. Je dirais même sans en manger plusieurs fois. On en sert partout, dans tous les restaurants. Dans tous les marchés, il y a des dames qui hachent le chou pour préparer cette recette.

«Caldo verde», ça signifie «bouillon vert» en portugais. Rien de très appétissant dit comme ça, mais, je vous rassure, c’est délicieux. Soutenant, savoureux. Économique aussi. Idéal lorsqu’on voyage à petit budget. Des pommes de terre, du chou, du bouillon. Un peu de chorizo pour parfumer. C’est d’une simplicité désarmante, mais tellement parfait à la fois. Vous savez à quel point j’aime la simplicité. Une recette délicieuse et simple attire mille fois plus mon attention – et mérite beaucoup plus mon respect – qu’une recette élaborée avec une présentation compliquée.

C’est pour ça que j’ai tant aimé le Portugal. Pour sa simplicité. Au-delà des paysages à couper le souffle, il y règne une légèreté. Il n’y a pas de fla-fla, rien n’est compliqué au Portugal. Les gens sont gentils, vrais et accueillants. Les sardines sont grillées sur la braise avec du sel et du citron, c’est tout. Le pain est bon. Le poisson est frais. On apprête la morue de toutes les façons. Le mot «bacalhau» (morue) revient très souvent, sur tous les menus. On achète le poulet encore vivant au marché, on le fait tuer, et on le cuit sur le barbecue. C’est aussi au Portugal que j’ai mangé mes meilleures crevettes à vie – achetées encore vivantes, simplement ébouillantées, décortiquées et dégustées avec les doigts, sans décorum. Pas de sauce ni d’assaisonnement.

Et de toutes ces délicieuses recettes que j’ai goûtées au Portugal, c’est le caldo verde que j’ai eu envie de recuisiner à la maison. La voici. Vous comprendrez tout. La simplicité a bien meilleur goût !

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Caldo verde