Le colombo de la Martinique

Lorsqu’on voyage en Martinique, on sait en partant qu’on va se régaler de langoustes, d’acras de morue et de tout plein de poissons frais. Mais il y a une recette qui nous attend dans le détour, sans qu’on l’ait vue venir: c’est le colombo. Je ne connaissais pas ce plat avant de me rendre en Martinique; pourtant, il s’est très rapidement taillé une place de choix dans mon cœur en devenant un des points forts de mon voyage en Martinique.

Oui, j’ai été séduite par la beauté des paysages et la gentillesse des Martiniquais. Oui, j’ai profité de la merveilleuse qualité de vie de cette île sécuritaire, paisible et accueillante. J’ai tout aimé de ce voyage, mais ce sont les saveurs réconfortantes du colombo qui me manquaient le plus au retour. Mon voyage en Martinique remonte à quelques années, et je salive encore en pensant à ce plat.

Imaginez ma joie lorsque mes amies, qui ont fait un voyage en Martinique dernièrement, m’ont rapporté les épices qu’il faut pour préparer ce délice antillais. Ce mélange d’épices porte le même nom que le plat. Simple comme ça. On dit colombo de poulet (ou d’agneau, ou de chèvre) et on dit épices à colombo. Rassurez-vous, on en trouve aussi au Québec (ici), mais c’est quand même chouette d’en avoir directement de la source!

Ça m’a donné le goût de cuisiner ce plat, que je n’avais pas remangé depuis mon voyage. Et comme j’en ai mangé très souvent pendant mon séjour sur l’île aux fleurs, les saveurs sont encore bien ancrées dans ma mémoire gourmande.

Il s’agit d’une recette dérivée du cari indien (et vous connaissez maintenant mon amour pour la cuisine indienne) qui vient justement des immigrants indiens et sri lankais venus travailler dans les Antilles à l’époque de la colonisation française et britannique, et dont plusieurs étaient au départ des esclaves. Ils sont arrivés avec leurs recettes en tête et les ont adaptées à partir des épices cultivées localement. Le colombo antillais a donc des airs de famille, mais il est tout de même très différent du cari indien ou du colombo sri lankais. Moins piquant, plus doux, plus parfumé. Voilà pour la leçon d’histoire.

La suite est très simple: chaque famille possède sa recette de colombo! J’en ai mangé plusieurs et ils étaient tous différents, mais toujours aussi bons.

J’ai fusionné mes souvenirs de toutes les recettes que j’ai goûtées et j’ai fait plusieurs tests. Vous pouvez varier la viande et les légumes choisis. Pour ma part, j’aime prendre des cuisses de poulet, des carottes et des pommes de terre, des ingrédients que j’ai très souvent sous la main et que j’achète de producteurs locaux. Avec la longue cuisson, les petites patates vont confire dans le gras de poulet et dans les épices, vous allez voir, c’est quelque chose!

Bien évidemment, j’ai fait goûter mon colombo à mes amies. Leur verdict: il est bon comme là-bas, ton colombo; on a bien fait de te rapporter des épices! 😉

DÉCOUVREZ MA RECETTE

Le petit trésor du marché de  Fort-de-France, rapporté de la Martinique par mes amies (prochaine fois, les filles, j’en prendrais un kilo!)