Radio-Canada Alimentation
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Des pommes croquantes toute l’année!

Par 
Nadielle Kutlu
Photos 
Chantale Lecours

Dans leurs sacs ludiques aux bonhommes rigolos et aux couleurs vives, on reconnaît en un coup d’œil les pommes Les Croquantes, vendues exclusivement dans les épiceries IGA et Marchés Tradition, du mois d’octobre au mois de juin. Empire, Honeycrisp, Spartan, McIntosh, chaque sac contient une variété bien identifiée. 

Leur particularité? Elles sont toutes très croquantes! Cultivées dans les Vergers St-Paul, en Montérégie, l’entreprise familiale en fait d’ailleurs sa spécialité et marque de commerce: toutes les pommes récoltées dans leur verger de 45 hectares sont fermes et savoureuses. Leur secret? Le timing! «La nature nous donne un moment pour faire les choses. On a une fenêtre très précise pour chacune des étapes», explique la responsable du développement commercial, Isabelle Lafont, qui assure avec son frère la relève de l’entreprise. La modernité des installations et la rigueur du travail dans les champs permettent de saisir ces fenêtres et d’assurer un fruit de qualité qui doit également être cueilli au bon moment.

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«La pomme est un des fruits préférés des Québécois à l’automne. Mais ensuite, ils oublient qu’il y a des pommes du Québec toute l’année dans les épiceries », se désole Isabelle Lafont. Pour offrir des pommes fraîches en hiver ou au printemps, les pommes des Vergers St-Paul sont entreposées dans plusieurs frigos scellés à atmosphère contrôlée où elles sont privées d’oxygène, mais bénéficient d’un autre gaz, l’azote, qui stoppe leur mûrissement. Lorsqu’on accède aux pommes d’un frigo, c’est un peu comme si on était transporté au moment où la pomme venait d’être cueillie. Elles sont donc aussi croquantes en décembre qu’en septembre!

5 questions à Isabelle Lafont, responsable du développement commercial aux Vergers St-Paul:

Quelle est votre pomme préférée?

«L’Ambrosia. Pour moi, c’est la pomme parfaite, la reine des pommes! Mais elle est peu connue des Québécois. Moi je l’appelle la pomme du futur. Elle a une note parfaite du point de vue gustatif et dans l’équilibre entre le croquant, les arômes, le jus et la conservation. Et elle se cultive bien. Elle gagnerait à être plus connue.»

Quelle est votre variété la plus populaire?

«L’Empire. Elle fait partie de nos meilleurs vendeurs. Elle cumule plusieurs qualités : croquante, juteuse, bien équilibrée. Elle plaît à une vaste clientèle.»

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Pommes qui déroulent sur un tapis roulant dans une usine.

Quelles pommes brunissent moins vite?

«La Honeycrisp, l’Ambrosia et la Cortland. Mais la Cortland ne fait pas partie des Croquantes parce qu’elle ne répond pas à nos critères de fermeté et de saveur.» 

On entend que la McIntosh va disparaître, est-ce vrai?

«La McIntosh est bien ancrée dans le cœur des Québécois et ce n’est pas demain la veille qu’elle va disparaître! Par contre, les gens ont plus de choix aujourd’hui. Ils consomment donc d’autres variétés également. Dans nos vergers, nous avons progressivement réduit notre production de McIntosh pour faire place à d’autres variétés. Par contre, nous en avons aussi replanté, afin de renouveler nos plantations. Au Québec, la McIntosh reste la variété la plus en demande. Tant que les consommateurs en voudront, il y en aura!»

Quelle est votre recette préférée avec les pommes?

«Une fondue au fromage avec des pommes, pour moi, c’est un incontournable! Surtout avec les mois frais qui s’en viennent. Le fromage enrobant, onctueux, un peu salé, sur une pomme un peu sucrée et croquante, c’est toujours gagnant! On n’y pense pas toujours, souvent on va mettre des pommes de terre avec une fondue au fromage. Et on peut prendre n’importe quelle variété de pomme.»

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Les Vergers St-Paul ne sont pas ouverts au public et n’offrent pas d’autocueillette ou de points de vente au verger. «L’autocueillette, c’est une autre nature d’entreprise. Notre vocation, c’est de cultiver des pommes afin d’offrir un produit le plus frais possible en épicerie», précise Isabelle Lafont.  

Pour la petite histoire, lorsque le grand-père d’Isabelle Lafont a acheté les terres en 1979, il n’y avait pas que des vergers, mais aussi plusieurs types de cultures dont la culture maraîchère, avec des productions de tomates, concombres et haricots. Il y avait même des animaux! C’est en reprenant les rênes de l’entreprise que le père d’Isabelle a voulu se spécialiser dans la culture, la production et l’emballage des pommes. Une aventure familiale axée sur la pomme qui continue depuis 20 ans. 

Après 15 ans à travailler comme avocate au centre-ville de Montréal, Isabelle Lafont a quitté le droit pour revenir aux sources. Ça ne fait qu’un an et demi qu’elle a entrepris ce virage. Pourtant, lorsqu’elle parle de l’entreprise, on jugerait qu’elle en a toujours fait partie. «Mais j’ai toujours été là!», s’exclame-t-elle, soulignant que dans une entreprise familiale, toutes les discussions les dimanches soirs portent sur l’entreprise. «Être entrepreneur, c’est un mode de vie. Ce n’est pas juste un travail, c’est notre vie,» conclut-elle. 

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